Le maire, rempart de la France ordinaire

L

Sur le fronton de leur mairie, on trouve les trois couleurs du drapeau, les trois mots de notre devise nationale. Symboles qui devraient nous réunir naturellement et qui, pour les enragés qui ont  » la haine de la France « , selon le Président de l’association des Maires de France, doivent être réduits en cendres.

Les maires que l’on a vus, partout dans le pays, exprimer en début de semaine, une forme d’unité du pays, étaient, malgré eux, les porte-voix de la France ordinaire. Celle qui ne contemple pas dans l’excuse sociologique et ne se complaît pas dans le complexe victimaire. Celle qui contient sa colère devant les agressions, les razzias et les départs de feu. Celle qui est la cible de la bêtise sophistiquée, de la déconstruction autosatisfaite.

Quand une mère de famille, épouse du Maire de L’Hay- les- Roses, se blesse pour échapper, avec ses enfants, aux barbares qui ont tenté de tout brûler chez elle, ce n’est pas le fait des jeux vidéo ou des stories TikTok, c’est la conséquence effrayante de décennies de renoncements sur l’autorité, l’éducation, l’immigration, l’intégration. C’est la suite logique, brutale, des théories des biens-pensant protégeant les délinquants, pauvres petits dominés, et se moquent bien des victimes, ces dominants privilégiés. C’est la réponse tragique du réel à l’aveuglement volontaire du parti du déni.

C’est la preuve aussi que les maires éprouvent sans protection ce que vit l’immense majorité des Français. Les uns comme les autres n’ont pas attendu les émeutes pour connaître au quotidien la délinquance, les trafics de drogue et les violences. Ils forment pourtant, avec la police, les pompiers, les enseignants, le rempart civique, la réserve d’humanité, qui tient face aux assauts de la  » décivilisation ».

Faire un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.